Soutien aux inculpé.e.s des
auto-réductions contre Carrefour

A Dijon, on trouve que la pratique des auto-reductions est légitime face au capitalisme et à l’existence qu’il fait mener à la plus grande partie de la population. On soutient donc toute personne qui subirait une forme de repression suite à ce genre d’action.

GREVE SQUAT AUTO-REDUCS SOUTIEN AUX INCULPES DE CARREFOUR !

Alors voilà l’année dernière, un peu à la même période de l’année, à Paris,
Des gens se disent : il fait froid, la solidarité c’est important
il faut se serrer les coudes dans tous les sens du terme.
On se met coude à coude donc, à plein,
et on rentre dans un endroit où il y a vraiment plein plein de ressources,
des ressources pas très bien partagées – pour le dire gentiment.
On choisit une chaîne internationale française d’hypermarchés qui détruit les circuits courts et les petits commerces existants,
qui ne paye pas plus ses employé.e.s pour autant,
qui prend des marges sur des produits importés de l’étranger,
qui nous bousille le cerveau avec la pub omniprésente qu’elle produit avec ses millions,
qui fait du gaspillage à outrance
numéro 1 de la distribution alimentaire au Brésil, et accusé de faire des affaires avec ceux qui déforestent l’Amazonie…
bon en gros, qui est bien bien bien – dans le genre capitalo-mercantile.
On choisit… Carrefour.
On se dit qu’on est fort.e.s et qu’on va faire une action juste et équitable,
jouer les Robines des bois à notre échelle,
notre toute petite échelle
et redistribuer un peu des produits de première nécessité.
Parce que oui, les temps sont durs,
et qu’à d’autres moments difficiles, par exemple en Italie dans les années 70,
il y a des gen.te.s qui ont déjà trouvé ça super-pertinent-et-juste-et-beau de faire ça à leur échelle à elleux.
Ils et elles ont appelés ça les auto-réductions. « Auto » parce qu’ielles ont pris en main leur propre pouvoir d’agir et « réduction » parce qu’ielles en avaient bien marre de se faire entuber de la moula par les mêmes méga structures.
Alors à Paris, l’an dernier, on se sentait fort.e.s des actions des gen.te.s qui avaient fait ça avant nous, et fort.e.s de notre légitimité de le refaire aujourd’hui pour se serrer les coudes et pour montrer qu’on va pas se laisser entuber toute notre vie, qu’on veut se saisir de notre pouvoir d’action à défaut du pouvoir d’achat qu’on veut pas nous laisser.
Mais là, c’est le couac, la justice décide qu’a notre toute petite échelle, on doit donner 38 000 euros à Carrefour dont le chiffre d’affaire est de 21, 743 milliards d’euros. 21 743 000 000 d’euros.

Là on a vraiment des soucis d’échelle.
Des soucis d’échelle comme ça, ça s’appelle de la répression, et ça charrie au moins autant de soucis d’échelle, que de fond, et de forme.
D’un coup on a tous les soucis.
Alors qu’on avait trouvé une solution pas mal.

Si toi aussi t’es contre les soucis d’échelle et les autres, que t’as envie d’aider à passer à l’échelle supérieure pour mieux se défendre, rejoins l’appel à actions contre Carrefour du 28 novembre au 4 décembre pour les inculpés des autoréductions à Paris. Organise ton auto-réduction à Dijon ou ailleurs, accole ton nom à ce texte, relaie l’un et l’autre, met la misère à l’enseigne Carrefour et son monde. Hésite pas, on serra là, on se serrera les coudes !

Le quartier libre des Lentillères

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Soutien aux inculpé.e.s des
auto-réductions contre Carrefour

Goûter des Morts des Lentillères – Le Mardi 1er novembre

Nous sommes un petit groupe de personnes qui vivent et/ou s’organisent aux Lentillères. L’année dernière, certains d’entre nous se sont réunis pour se souvenir de l’un des habitants des Lentillères qui est décédé ici en 2018. Hamza . Nous avons alors parlé de la volonté d’ouvrir ce moment de commémoration afin que les gens puissent partager son histoire, mais aussi honorer et partager les histoires de  » nos morts « .

« Nos morts ». Ceux qui ont vécu et sont morts aux Lentillères, y ont trainé, ont aimé ce lieu et sont décédés, aux Lentillères ou ailleurs. « Nos morts ». Les morts d’entre nous qui se sentent un lien aux Lentillères (que le lien est plantée profondément ou superficiellement, entretenue régulièrement ou rarement, plantée récemment ou il y a longtemps, elle est légitime).

Car si nous sommes tous confrontés au deuil à un moment donné, nous avons très peu l’occasion de le partager, et dans nos milieux vastes de luttes, il est difficile de trouver une manière de rendre hommage qui nous ressemble, et qui pour nous a un sens. Faisons les nôtres.

Un moment de deuil, de joie, de fierté, de faiblesse, de colère, d’humilité, de silence, de rugissement, peu importe. Un moment pour canaliser toutes ces choses afin que nous puissions les transformer en quelque chose de plus puissant, à travers ce partage. Un souvenir évoqué, un chant, une blague, des pleurs et des cris, des rires, des objets, des photos, du silence, un câlin : parfois il suffit de peu pour créer du soutien et de la joie, ou juste tromper la solitude et la tristesse, et entretenir le souvenir de ceux d’entre nous qui ont dépassé l’horizon. Pas d’attentes. Après tout, nous n’avons jamais fait cela ensemble. Mais croire que nous pouvons créer quelque chose qui pourrait resserrer un peu plus nos liens ensemble.

Nous qui organisent cet événement attendons pas à créer un espace safe, mais, espérons-le, un espace vulnérable, ouvert, responsable et interconnecté.

Déroulement
14h – 17h : Arpentage d’un livre sur le mort, au Snack Friche (plus d’info à venir)
17h – 19h : Goûter des Morts, Espace Biloba, Lentillères (entrée via le bateau pirate; rue Philippe Guignard). Venez vous souvenir de vos morts de la manière dont vous le souhaitez. Écouter des textes qui nous inspirent. Partagez vos propres textes. Déposer des photos, des souvenirs, des lettres, des bougies, des choses à laisser derrière vous… faites vos souhaits, prières, bénédictions, vengeances, offrandes à vos frères, sœurs, adelphes morts. Il y aura un espace pour être avec les autres et des espaces pour être seul. Il y aura un bar avec des boissons non alcoolisées et des snacks. Vous êtes invités à apporter des choses à partager et d’autres boissons selon vos rites et traditions personnelles. L’événement se terminera à 19h par un concert.

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Fête d’automne des Lentillères

Cet automne, on veut encore faire la fête !

Même si parfois, hélas, on passe plus de temps à remettre à leur place des relous qu’à rigoler, même si on est tristes qu’il y ait des agresseurs pour piquer dans nos espaces festifs, et même si on risque de se faire tabasser par des flics haineux en fin de soirée. 

Oui,… c’est vrai qu’on a pas encore bien digéré les frasques des flics lors de la dernière fête de la musique à Dijon : interventions musclées contre 2 sounds-systems, puis plus tard dans la soirée des municipaux épaulés par la nationale en roue libre dans la rue Berbisey (à base de gazages à bout portant, plaquages au sol et au mur, coups de poing, coups de matraques, incursion dans un bar). Des scènes de fin de soirée qui nous laissent à penser que tout ce qui déborde un tant soit peu du cadre lisse et aseptisé que la ville veut nous imposer ne sera désormais plus toléré. Et ça méritait bien ça dites-vous : il était plus de minuit, et on n’était pas encore au lit !! Des faits violents qui confirment que les nombreux cadeaux faits par l’Etat et la mairie à la police ces derniers mois ne font qu’accentuer la mutation des « forces de l’ordre » en milice armée.  

Alors, pour résister à un climat discipliné et maussade, on veut encore créer des espaces pour s’amuser, danser et écouter de la musique un peu fort (avec des boules quiès si on veut). 

Parce qu’on a pas envie d’abandonner l’idée de se sentir fort.es, de s’offrir de la joie, des émotions et de la puissance politique en faisant la fête ensemble ! A l’image de la dernière fête de printemps, inoubliable, fatiguante, carnavalesque et dansante. 

On veut encore voir des inconnu.e.s exécuter des pas de danses endiablés pendant la boum d’après-midi, nos ami.e.s sourire à dents déployées, et des gens avec des instruments nous faire guincher ! On a aussi envie de rencontrer des collectifs inspirants, de se faire croire que l’esprit de compétition c’est parfois ok lors d’un tournoi de punk-pong aussi mémorable que celui de l’an dernier, d’être ensemble devant un film et de manger le pain préparé amoureusement par l’équipe du fournil. 

On vous attend donc, sympas et content.e.s, du 14 au 16 octobre pour fêter les Lentillères et l’automne !

La circulation du Covid est toujours active dans plein de régions du monde, dont la France. Si tu as des symptômes ou un doute, ne viens pas !

PROGRAMME

Vendredi 14 octobre  

Cour de la Grange Rose

– 18h Réunion d’information publique sur les Soulèvements de la Terre et la mobilisation « Pas un bassine de plus » du 29/30 octobre visant à stopper le démarrage du chantier d’une MEGA BASSINE à Sainte Soline dans les Deux Sèvres. Les mega-bassines sont le symbole de l’accaparement de l’eau et de l’entêtement d’un modèle agro-industriel qui nous mène droit dans le mur. Arrêtons les ! 
Plus d’infos ici :
https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/29-30-octobre-pas-une-bassine-de-plus

    – 19h Projection interactive. De nouvelles scènes du film collectif des Lentillères ont été tournées, mais il leur manque des bruitages… On va les enregistrer ensemble et en direct !  

    – 20h Cantine vegan 

    – 21h : Mascarade – Punk Riot grrrl acab – Grenoble 

Samedi 15 octobre  

    – 13h Cantine vegan

– 14h Présentation et discussion avec des habitant.e.s de la Baudrière, squat anarcha-féministe trans, pd, gouines à Montreuil.
Plus d’info sur labaudriere.noblogs.org

Au Snack Friche

– 16h Visite naturaliste baroque 

 Rdv cour de la Grange Rose

    – 17h – 20h  Boum-gaufres (en chaussons ou chaussettes)

Grande charpente

  – 19h Cantine vegan

   – 20h Concerts 

Cour de la Grange Rose

Ikewan – Blues touareg – Dijon

Trotsky Nautique – Variet’ française low-fi – Paris

A travers – Synthétiseur abrasif / batterie possédée – Bruxelles 

Soul of Bear – Techno-queer – Lille

– 1h  Dj set

Nouchine – Tropical-afrobeat – Dijon 

La  Goulue – Rythme frénétiques et enragés – Jura

Dimanche 16 octobre

– 13h Cantine vegan, par le foufournil des Lentillères 

– 14h – 18h Kermesse

Dalle Bmx 

Tournoi de punk-pong,  animé par Ventoline & Rastamirouf 

Jeux 

– 15h30 Visite du quartier

Rdv cour de la Grange Rose

– 16h30 Présentation et discussion avec des habitant.e.s de Bure, lieu de résistance contre l’enfouissement de déchets nucléaires. Qu’est ce qu’il s’y passe en ce moment ? Comment la présence de personne trans ou non-binaire en rupture avec l’hétérosexualité y change le militantisme ? 

Snack friche

– 20h Banquet
La future cantine des Lentillères, en pleine construction – et qui n’attend que vous pour les prochains chantiers, nous prépare un banquet de clôture de la fête d’automne <3

Future cantine (à côté de la dalle Bmx)

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AGRESSIONS PAR PIQÛRE PENDANT LA FÊTE DES LENTILLERES


Triger Warning – Avertissement : Agression par piqûre, ce texte peut
redéclencher un traumatisme


On est triste et en colère d’avoir appris que des personnes avaient été
piquées à la seringue et droguées sans leur consentement, pendant la
Fête de printemps des 10+2 ans du Quartier Libre des Lentillères à
Dijon.

Ces derniers mois, cette pratique prédatrice se multiplie un peu
partout, dans les milieux festifs notamment. De ce qu’on a compris, il
s’agit de personnes qui piquent les gens à leur insu, en leur injectant
-ou non- des produits.  

Si on vous écrit aujourd’hui c’est parce qu’on souhaite affirmer notre
solidarité et notre soutien aux personnes agressées, et continuer de
lutter contre toutes les formes d’oppressions qui traversent notre
société et nos milieux d’organisation.

On se sent totalement démuni.e.s et dégout.é.e.s face à ce phénomène que
nous n’avons pas pu empêcher durant la fête de printemps.

Pourtant une team anti-relou était présente à chaque soirée. Il y a eu
des maraudes, de l’affichage de sensibilisation, des discours entre les
concerts, un numéro de téléphone joignable et des personnes visibles en
cas de problème. Il nous parait essentiel que nos moments collectifs et
festifs puissent être des moments inclusifs et agréables pour tous.te.s.
Ce sujet fera malheureusement maintenant parti des prochaines
organisations de nos soirées.

Pour l’instant, deux personnes ayant été piquées lors de la soirée du
samedi 28 mai sont revenues vers nous en décrivant les symptômes suivant
 :
    – vomissements
    – difficulté à tenir debout, à marcher droit
    – perte ou non de lucidité.  Une personne se sentait très lucide
mais son corps ne répondait plus du tout. (La deuxième personne était aussi
pleinement lucide mais ne savait pas bouger ses membres inférieurs).
    – black out  (perte de mémoire)
    – trace de piqûre

Une des personnes en question à écrit un texte que vous pouvez consulter
ici :
https://rebellyon.info/Temoignage-d-une-injection-de-drogue-s-en-24035

On souhaite dénoncer cette pratique dégueulasse et permettre aux
personnes présentes à la fête de revenir vers nous, de pouvoir avoir des
soins ou de rentrer en contact avec des personnes ayant vécu la même
chose si elles en ressentent le besoin. On est à l’écoute par le biais
du numéro de la team anti-relou (0758148272) ou via le mail
fetelentilleres2022@riseup.net

On tient aussi à préciser que ce texte n’a pas pour but d’incriminer la
drogue, les personnes en possession de drogue, les personnes qui
prennent de(s) la drogue(s), les personnes qui utilisent des seringues,
mais qu’il a pour vocation d’informer, de partager face aux intentions
malveillantes derrière les injections et distributions de drogues non
consenties.

Pour info, certains CHU ont mis en place des protocoles pour ces
situations spécifiques. Il est conseillé de se rendre rapidement à
l’hôpital qui pourra prescrire si besoin un traitement post-exposition
au VIH (dit TPE, à faire dans les 48h), et de faire un dépistage d’IST
(VIH, Hépatites B et C) dans les délais recommandés.
A Dijon, il y a aussi Conscience Nocturne, un collectif de prévention et
de réduction des risques en milieu festif. On peut les contacter en
dehors des fêtes pour avoir des conseils et de l’écoute attentive.

Les fêtes ce sont des moments sociaux riches et intenses, on y vient
pour s’amuser, boire des coups, écouter de la musique, retrouver ses
ami.e.s, rencontrer des gens et milles choses encore ! Nous continuerons
toujours d’avoir une vigilance particulière lors de ces moments et au
delà, mais nous voulons rappeler que venir faire la fête c’est aussi
prendre soin de ses ami.es, des autres, et que le bien-être de tous.tes
est une responsabilité collective.

Face à tout cela, on a envie de se sentir ensemble, de se donner de la
force, de rester soudé.e.s et de pouvoir se laisser emporter sans peur
par la foule. C’est dans ce mode là qu’on espère vous recroiser bientôt
sur une piste de danse ou au milieu d’une flopée de gens, car
aujourd’hui et pour toujours on emmerde très très fort ces piqueu.r.se.s
agresseu.r.se.s qui ne seront jamais les bienvenu.e.s dans nos fêtes et
dans nos vies.

A bientôt dans la foule ou pas,

Le Quartier Libre des Lentillères

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Spectacle COMBADEGO par la compagnie LEGOBOUM lundi 4 juillet à 20h à la Grange Rose

« Nous parlons aux amoureux.euses des mots, des amateur.rices de rap et de littérature. Métisse, notre langue vient à la fois des écrits classiques et des argots contemporains.
Nous parlons à celleux qui labourent volontiers leur terre intérieure, avec des
questions sur la condition humaine. À celleux qui partagent le plaisir
d’ouvrir une brèche sensible dans les jungles urbaines. »

Le spectacle est tout public à partir de 7 ans.

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JARDINER EN VILLE C’EST AUSSI RÉSISTER.

Samedi 11 Juin à 20h, Snack Friche au Quartier Libre des Lentillères.

Soirée discussion autour du livre Sous les pavés la terre. Agricultures urbaines et résistances à la métropole, en présence de son autrice Flamninia Paddeu.

4eme de couverture:


« L’agriculture urbaine va-t-elle transformer les métropoles ? En essor depuis le début du XXIe siècle, cette pratique connaît un regain d’intérêt qui s’inscrit dans la prise de conscience des ravages de l’agriculture conventionnelle et de l’urbanisation. D’autant que la pandémie de Covid-19 a questionné le mode de vie citadin, fondé sur l’inégalité sociale d’accès à la nature, l’artificialisation des sols et une dépendance considérable aux importations agricoles.


Dans les friches des quartiers populaires, les jardins partagés des centres-villes et les potagers en lutte, l’agriculture urbaine permet ainsi de produire, de résister et d’habiter autrement.

Issu d’une enquête au long cours dans le Grand Paris, à New York et à Détroit, ce livre porte sur les efforts collectifs d’associations et d’individus pour reprendre et cultiver la terre dans les métropoles. Au fil des récits recueillis et des parcelles arpentées, il restitue la pluralité des espaces et des pratiques socio-écologiques, et rend compte des alliances et des conflits qui se nouent autour du retour de l’agriculture dans les ruines du capitalisme urbain. »

Flaminia Paddeu, géographe, est maîtresse de conférences à l’université Sorbonne Paris Nord et chercheuse au laboratoire Pléïade. Ses recherches portent sur les enjeux socio-spatiaux et écologiques de l’agriculture urbaine, du glanage et de la cueillette dans les métropoles en France et aux États-Unis. Elle est membre fondatrice et directrice du comité scientifique de la revue Urbanités.

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Récit d’un carnaval haut en couleurs ! Que la fête continue !

Cet après-midi du jeudi 26 mai 2022, dans les rues de Dijon, le premier carnaval du Quartier Libre des Lentillères a déambulé de 14h à 18h. Un carnaval haut en couleurs, que les habitant.e.s du centre ville n’auront pas eu la chance d’admirer vu l’important dispositif policier déployé par les pouvoirs en place. Une compagnie de CRS ainsi que la brigade d’intervention et la BAC ont systématiquement bloqué les accès au centre ville : la municipalité est-elle si fébrile de voir s’exprimer dans les rues de Dijon toute forme de contestation, aussi festive et joyeuse soit-elle ?

Certains murs de la ville se sont ornés de tags et de collages au passage du cortège, et les habitant.e.s ont pu admirer de leurs fenêtres un florilège de costumes tous plus incroyables les uns que les autres. Renards par dizaines, oiseaux, dinosaures, kangourous, hérissons, poulpes, brebis et des dizaines d’animaux non identifiés entouraient une dizaine de chars – grenouille du jardin des Vaîtes, arbre du quartier, char bidon sur lequel jouaient des groupes, DJ mammouth, tracteurs et rosalies. Plusieurs groupes de musiques qui se succédaient, jusqu’au groupe de musique créole qui attendait le carnaval place Wilson, pour le raccompagner jusqu’au quartier libre des Lentillères.

Parmi les 600 personnes qui ont défilé cet après-midi, on trouvait bien sûr les dijonnais.e.s qui soutiennent l’occupation des Lentillères, et défendent la préservation des terres agricoles comme la prise en charge autonome du quartier qui s’y est déployée en 12 ans de lutte. Mais de nombreux soutiens sont également venus d’ailleurs, où des luttes similaires s’implantent comme aux Vaîtes à Besançon ou à la ZAD de la Chartreuse à Liège. Tous ces lieux revendiquent plus de gestion des espaces par les personnes impliquées et concernées, et ce, contre les décisions des bétonneurs déconnectées des enjeux des habitant.e.s des territoires qu’ils aménagent. Ces luttes ont pu s’exprimer durant le carnaval, place Wilson, pour partager avec les dijonnais.e.s, leurs combats et leurs victoires.

Des personnes impliquées dans la lutte du Quartier des Lentillères ont également pris la parole. Car défiler ensemble cet après-midi, c’était aussi exprimer publiquement un soutien inconditionnel et durable à l’entièreté de ce que sont les Lentillères, face aux menaces récentes de la Mairie d’urbaniser une partie du quartier et de délégitimer l’assemblée qui prend soin de cet espace depuis maintenant plus de 10 ans. Tout en essayant de se réapproprier la question de la préservation des terres, bien sûr.

Alors que l’après-midi s’était déroulée dans une ambiance joyeuse et festive, la police a tout de même tenu à gazer le cortège aux abords de la place Salengro alors qu’il tentait de rejoindre les Lentillères et l’avait clairement fait comprendre. Cafouillage dans les ordres émanant du commandement des forces de l’ordre ou pure provocation ?

Quoi qu’il en soit, que vive le quartier libre des Lentillères ainsi que toutes ses luttes sœurs, amies et à venir. Et que l’occupation dure encore les 10 prochaines années, dans la joie à l’image de ce WE de fête auquel vous êtes chaleureusement convié.e.s jusqu’à dimanche !

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26/05 – Carnaval Sauvage des Lentillères

Salut, hého !

Le 26 mai le Quartier libre des Lentillères ouvre la fête de ses 10+2 ans par un petit tour au centre- ville de Dijon avec son premier carnaval sauvage! L’ombre de la métropolisation plane toujours, il est temps de réveiller les esprits malins et balayer les couleuvres mercantile de l’attractivité urbaine.
Renard.es et hérisson.es, crapaud accoucheur, mammouth mélomane, arbre ambulant, et bien d’autres créatures improbables vont animer comme jamais le centre ville de Dijon et jeter le mauvais sort au sinistre félon qui bétonne à tour de bras le peu de terre et de sauvage qu’il reste en ville. Trublion.nes d’ici et d’ailleurs, rejoignez l’indomptable cortège affublé.es de vos plus beaux costumes!

Madame carnaval


Infos pratiques > le jour même, ateliers maquillage et couture à partir de 10 h au Snack Friche pour préparer vos déguisements en dernière minute.

> Rendez-vous à 14 h devant la Charpente des Lentillères pour le départ du cortège.

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[Tribune de soutien] Quartier libre des Lentillères : Construire et défendre la Zone d’Ecologies Communale.

180 personnes et collectifs « penseur.euses et bâtisseur.euses de la ville » apportent leur soutien au quartier libre des Lentillères, à sa ZEC (Zone d’Ecologies Communale) ainsi qu’aux formes d’habitats diverses et multiplient qui peuplent le quartier ! Merci à elleux, leur soutien est précieux et sera déterminant dans la bataille !

Nous la partageons ici :

Le 21 mars 2022, lors du conseil municipal, le maire de Dijon a ré-affirmé son intention de s’attaquer au dossier « Quartier Libre des Lentillères ». Il dit être prêt à négocier avec les usagèr.e.s du lieu et avec les dijonnais.e.s qui voudraient s’impliquer sur ces 8 hectares de terre. Cela sans jamais reconnaître que s’il est en capacité de verdire ses intentions publiquement aujourd’hui, c’est parce que ces terres ont été préservées de l’urbanisation par l’occupation et les formes d’organisation collectives qui s’y inventent depuis 12 ans… N’ayant pas peur de la contradiction, il remet à jour son projet d’urbaniser malgré tout deux des huit hectares et il menace de nouveau les formes d’auto-construction et d’habitat qui sont un ressort essentiel de l’occupation et donc de la lutte qui a permis de préserver ces terres. Nous écrivons donc pour soutenir le Quartier des Lentillères, pour contrer le discours de la mairie et pour ré-affirmer ce qui selon nous est aujourd’hui en péril mais absolument nécessaire à la vie de ce lieu en lutte. 

De l’importance d’un soutien large de penseur-euses et bâtisseur-euses de la ville 

Nous, penseur·euses, concepteu·rices, nous habitant·es de quartiers à la recherche de nouvelles manières d’habiter la ville dans un climat d’urgence climatique et sociale, observons avec attention des expérimentations remarquables et inspirantes, à l’instar de celle du Quartier libre des Lentillères. Pour nous, à Dijon comme ailleurs, il s’agit aujourd’hui que les usager·es qui s’approprient la vie de leurs quartiers puissent concrétiser leur inventivité sociale et écologique.

Le Quartier libre des Lentillères s’est constitué dans la défense de 8 hectares de terres maraîchères cultivables contre la bétonisation. Ce combat s’est notamment traduit par une occupation vivante du territoire au sein duquel se sont déployés – au-delà d’environ 80 jardins potagers et champs communs – une multitude d’autres usages : fêtes populaires, création artistique, accueil de personnes exilé.es, ateliers, artisanat, auto-construction écologique, solidarités concrètes avec diverses luttes. La résistance a fini par porter ses fruits: fin 2019, le maire annonce que le projet d’ »éco »quartier en béton qui menaçait les lieux est abandonné. Les Lentillères – dont la réalité déborde de loin le caractère réducteur des zonages cloisonnés du Plan Local d’Urbanisme- proposent alors la création d’un nouvel outil juridique à même de maintenir l’hétérogénéité des usages: la Zone d’Ecologies Communale (ZEC). Mais cette tentative d’inventer le droit, de la tordre grâce au réel, qui a suscité tout notre intérêt, est menacée par le revirement politique de la municipalité. Celle-ci a dévoilé un nouveau projet de « front bâti » sur une partie des terres occupées et cultivées. Dans le même temps, elle s’est engagée dans un processus de répression de l’auto-construction de « maisons communes » pour le quartier : des convocations nominatives envoyées par la police ainsi que plusieurs documents administratifs émanant des services de la mairie semblent bel et bien avoir pour objectif de dissuader la poursuite des travaux de ces bâtiments collectifs.

Malgré les menaces actuelles et le mépris affiché de la mairie qui tente de stigmatiser des pans essentiels du quartier en les qualifiant de « bidonville », les Lentillères continuent à s’enraciner en inventant de nouvelles formes architecturales, urbaines et juridiques. Nous jugeons urgent de nous en inspirer et de les soutenir.

Défendre des quartiers qui émanent de celleux qui les habitent

Le « bidonville » des Lentillères devra être nettoyé pour que s’étende l’ « éco-cité  des maraîchers ». Mais l’ « écocité » se résume ici à une série de dispositifs techniques d’optimisation à la marge et d’esthétisation des façades et des espaces verts. Continuer de construire à tout prix, même lorsque la demande de logement ne suit pas, est devenu le leitmotiv de nombreuses villes, quitte à sacrifier les dernières terres maraîchères urbaines sur l’autel de l’économie du BTP et de l’ambition « Métropole ». « Construire la ville sur elle-même« , voilà le slogan marketing qui sied à cette politique, en camouflant la destruction des derniers espaces de respiration des centres urbains. Un mot d’ordre hypocrite quand les zones commerciales et industrielles continuent dans le même temps à s’étendre toujours plus loin.

Et si l’ « éco-quartier » s’était déjà réalisé en se passant des aménageurs ? Alors qu’il est difficile pour nous d’échapper aux rouages de la fabrication de la ville par le haut (lobbying,maquettes séduisantes, concertations partielle et autres), la vie du Quartier libre des Lentillères a été élaborée pas à pas, par les habitant·es du coin, les passionné·es de plantes, les féru·es de cultures en tout genre, les individus en recherche de collectif, les voyageur·euses longue et courte distance, etc. Ce tissu a su revitaliser l’ancienne ceinture maraîchère vouée au béton à travers des pratiques d’autogestion quotidiennes : les longues assemblées, les chantiers collectifs, les fêtes, les concerts, les apparitions urbaines, les marchés ont participé entre autres à créer une culture de la multiplicité, propice à l’émergence de communs.

Au fil des années, sur les anciens terrains bâtis et autour des jardins, divers habitats collectifs ou individuels ont vu le jour. Des maisons abandonnées depuis des années ont été rénovées, cabanes et caravanes ont pointé le bout de leur nez. Autant d’habitats réversibles questionnant une époque où l’on doit enfin cesser d’artificialiser. Que ses habitant·es et usagèr.es soient venu·es constituer aux Lentillères une forme d’utopie politique ou un refuge contre la précarité et la brutalité des politiques migratoires, elles et ils sont partie prenante de ce qui fait la force de ce quartier.

Tordre le droit : la Zone d’Ecologies Communale – ZEC

La proposition juridique de la Zone d’Ecologies Communale est survenue comme une réponse du quartier face à l’inadéquation entre les possibilités juridiques réservées par les PLU et la réalité empirique. La ZEC est une case inventée de toute pièce pour arracher un peu d’espace au code de l’urbanisme, elle ouvre une bataille sur le terrain de l’imaginaire autant que du droit. Contrairement au PLU qui divise le territoire en plusieurs zones spécifiques (Zones Urbaines, Zones à Urbaniser, Zones Agricoles, Zones Naturelles), la ZEC affirme l’existence et la nécessité de l’entremêlement de divers usages – logement, culture, production, liens sensibles – en un même lieu, avec pour critère transversal le soin de la co-habitation entre humains et non-humains.

Dans la ZEC, c’est l’assemblée des usagèr·es qui doit réfléchir et décider des fonctions des espaces. La prise en charge d’un territoire est alors laissée à celles et ceux qui en dépendent et en prennent soin, assurant ainsi des réponses au plus près des besoins communs.

Proposer un nouveau type de zonage « par le bas » ouvre ici une brèche impertinente et joyeuse. Celui-ci bouscule nos imaginaires trop contenus sur les manières de voir le droit et l’avenir des villes par temps de crise climatique. Partie d’une histoire singulière, la ZEC a l’immense intérêt de proposer un paradigme urbanistique et politique sur lequel il est possible pour d’autres de se projeter et se donner un sens commun.

Extraits : À l’article 3, la ZEC affirme une nouvelle vision de l’architecture, où, à l’alinéa « façades », il est indiqué d' »éviter autant que possible l’uniformité des teintes, et tout particulièrement les nuances de gris », à l’article 5, qui concerne les axes de circulation, « la circulation des véhicules et engins motorisés est interdite » et « une attention sera portée aux sentes en vue de leur préservation ». Cela parle encore d’assainissement, de mixité de l’habitat, d’interdiction d’activités commerciales non coopératives.

BATIR LES COMMUNS – en défendre la « maison »

En janvier 2021, un chantier a commencé : construire « la maison commune » du quartier. Cet ouvrage est le manifeste d’un bâtir autrement. De l’arbre à la poutre, des discussions aux décisions, il a fallu du temps et des engagements pour définir à différentes échelles – groupes de travail, assemblée de quartier, collectifs de bâtisseur·euses – comment bien construire un espace collectif plus grand, plus confortable et plus identifiable pour répondre au mieux aux besoins multiples des activités du quartier.

La charpente traditionnelle, levée et fêtée, dessine déjà des espaces pour se réunir, s’organiser, banqueter, danser, distribuer les productions maraîchères en direct ou les transformer. Elle clame haut et fort qu’habitant·es et usagèr·es peuvent concevoir et construire une « maison de quartier ».

Les liens quotidiens entre usager·es et bâtisseu·ses et la confrontation de leur exigences ont transformé plusieurs étapes de la construction en un grand chantier-école. Il a fallu mêler conception bioclimatique, sylviculture douce, sciage mobile, charpente et maçonnerie traditionnelles pour produire d’un côté les matériaux et de l’autre une vision écologique du projet avec le quartier. Dans un second temps, des techniques de construction collective ont pu être définies et mises en œuvre. Il a fallu avant tout saisir ce qu il en coûte de bâtir ensemble et selon une volonté propre aux usagèr·es. Différentes associations, constructeurs, constructrices et architectes portent ces manières de faire en divers endroits du pays depuis des années. Continuer à partager ces pratiques, c’est s’extirper progressivement de l’impérialisme du béton et de la binarité entre habitant·es et aménageu.ses. Pour ça, il leur faut trouver des espaces visibles. Les Lentillères en sont un.

Pourtant, la mairie cherche aujourd’hui des voies administratives et légales pour stopper la construction de ce bâtiment, entre autres. Là où devait s’ériger une horde d’immeubles en béton, une maison commune en bois et matériaux bio-sourcés ne serait pour eux pas « constructible » !

Fédérons nos bifurcations

Nous qui écrivons cette tribune souhaitons prendre part aujourd’hui à un réseau de soutien à même de réagir en cas d’attaques diverses sur le Quartier libre des Lentillères,et l’accompagner dans ses propositions de réinvention du rapport à l’urbanisme.

D’entre nous serons présent à la fête des 12 ans du quartier du 26 au 29 mai.

Nous demandons à la municipalité de renoncer à son nouveau projet d’urbanisation d’une partie des terres du quartier. Nous lui demandons de donner la légitimité aux habitant·es, aux usager.ères du quartier et à ses constructions pour penser l’avenir du lieu. 

Si nous nous positionnons aux côtés des Lentillères et de la ZEC, c’est pour ce qu’elles augurent de vraies bifurcations, loin des récits biaisés d’une transformation urbaine encore incapable de s’émanciper des logiques délétères de croissance, d’extractivisme et de marchandisation.

Plus d’info sur la ZEC : https://lentilleres.potager.org/uploads/2021/05/ZEC-la-brochure-reduit.pdf

La tribune a été proposée aux signataires suivants par le comité défendre.habiter : https://blogs.mediapart.fr/defendrehabiter

SIGNATAIRES :

Bernard Dubois, scieur
Damien Najean, architecte
Tibo Labat, architecte
Barbara Glowczewski, directrice de recherche au CNRS
Josep Rafanell I Orra, psychologue & ecrivain
David Gé Bartoli, philosophe
Alessandro Stella, Directeur de Recherche au CNRS
Marie Menant, architecte
Emilie Hache, philosophe
Camille Louis, philosophe et dramaturge
Yves Citton, professeur à l’Université Paris 8
Stéphane Tonnelat, chercheur
Marielle Macé, enseignante
Claire Mélot, architecte,
Carina Luna, artiste-plasticienne
Pierre Couturier, maître de conférences à l’Université Clermont Auvergne
Geneviève Pruvost, chargée de recherche au CNRS
Catherine Clarisse, architecte enseignante
Benoit Rougelot, architecte du vivant et co-président du RFCP
Éric Olivié-Gaye, néoplouc de 20 ans de cabanes forestières
Paul Lacoste, permanence juridique HALEM
Marie Durand, architecte-Urbaniste / Maître de Conférence Associée ENSA-Marseille
Christophe Bonneuil, historien
Anahita Grisoni, Sociologue et urbaniste
Noël Barbe, anthropologie
Sabine Guth, architecte enseignante
Tony Savinel, constructions
Jérôme Baschet, historien
Groupe De Recherche Et D’action Sur La Production De L’espace, architectes agitateur.ices
Perrine Philippe, Architecte
Gilles Clément, paysagiste
Amar Gilles, responsable Bergerie des Malassis
Violaine Mussault, paysagiste et enseignante
Association Les Sapros
Aline Goguel, étudiante en politiques urbaines
Ariane Cohin, architecte et auto-constructrice
Aline Goguel, étudiante en politiques urbaines
Tiffany Timsiline, Architecte
Jean-Louis Tornatore, Anthropologue
Martin Paquot, rhapsode de la revue Topophile
Paul Citron, urbaniste
Laurent Jeanpierre, politiste
Margot Clerc, Architecte
Violaine Mussault, paysagiste conseil de l’Etat et enseignante
Didier Gueston, architecte urbaniste
Perrine Philippe, architecte militante
Laurence Dugand, plasticienne
La Commune De Chantenay, collectif d’habitants
Odile Girod, artiste
Philippe Descola, Anthropologue
Maxime Zaït, juriste, co-fondateur de Communa
Alessandro Pignocchi, auteur de BD
Camille Molle, paysagiste atelier Bivouac
Fanny Taillandier, autrice – membre de la Preuve par 7
Anahita Grisoni, Sociologue et urbaniste
Léna Lazare, membre de Youth For Climate
Geneviève Azam, économiste
Flaminia Paddeu, géographe
Anne Vernaton, citoyenne-voisine-jardinière
Yannick Sencébé, sociologue
Morgane Petiteau, membre de Nantes en commun – mouvement municipaliste
Corinne Morel Darleux, écrivaine
Matthieu Rakotojaona, ingénieur Développement Logiciel
Elisabeth Dau, directrice de recherches programme “municipalisme, territoires et transitions”
Serge Gutwirth, juriste et professeur
Isabelle Stengers, philosophe
Noémie Régeard, doctorante en géographie
Vinciane Despret, philosophe
Agnès Bonnaud, géographe, université Lyon 2
Olivier Jaspart, juriste en droit administratif des biens communs
Philippe Borrel, auteur & réalisateur de films documentaires
Sylvain Picard, responsable Administratif SCIC
Sylvaine Bulle, enseignante-chercheuse, sociologue
Anne Emmanuelle Berger, universitaire
Arnaud Chiffaudel, Chercheur ,
Yves Cohen, historien, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales
Didier Demorcy, réalisateur
Jean-Baptiste Bahers, chercheur CNRS en géographie
Dehove Claire, directrice de WOS agence des hypothèses
Association Des Ami-Es Des Jardins De L’engrenage
Delphine Plaire, psychotherapeute
Gilles, enseignant chercheur
Eric Dacheux, professeur des universités
François Jarrige, historien
Guillaume Faburel, géographe
Thierry Paquot, philosophe et essayiste
Agnès Sinai, journaliste
Aurélien Gabriel Cohen, chercheur
Alexis Tantet, climatologue
Roxane Schultz, pédagogie et facilitation
Pierre Dardot, philosophe
Alexandre Cheikh, Architecte
La Sève, collectif écoféministe
Ariane Cohin, Architecte – Constructrice
Émilie Deudon, Fondation Un Monde Par Tous
Myriam Bachir, Chercheuse science politique
Sarah Ador, Architecte
Raphael Pauschitz Rhapsode de la revue Topophile
Lætitia Lebourg, ouvrière agricole
Jean-Claude Grégoire, ingénieur agronome
Hervé Le Crosnier, editeur
Jean-Claude Grégoire, ingénieur agronome
Sébastien Shulz, post-doctorant en sociologie à l’université Paris-Nanterre
Nina Chiron, écoféministe
Dorine Julien, chargé de production en art
Emmanuelle Zelez, monteuse
Oana Bonnaud-Cartillier, etudiante
Michaël Ricchetti, habitant-bénévole
Didier Labertrandie, syndicaliste
Dominique Hébert, connecteur, transitioner, commoneur, entrepreneur
Alessia Tanas, chercheuse
Jérémie Cavé, chercheur
Jonathan Attias, désobéissance fertile
Barbara Métais-Chastanier, autrice & dramaturge
Eric Lesaunier, retraité
Genevieve Manuelian, retraitée
Adrien Pittion-Rossillon, enseignant retraité
Yasmina Krawczyk, kinésithérapeute
Valérie Cordy, directrice d’une institution culturelle
Adrien Pittion-Rossillon, enseignant retraité
Seb Godret, pluriculteur
Marlène Tuininga, journaliste militante
Claire Oberkampf, musicienne
Benoît De Cornulier, associatif
Monique Charles, infirmière retraitee
Camille Oneglia, chargée de production et d’administration- socio-culturelle
Audrey Clavier, adjointe administrative
Martine Dubois, avocate honoraire
André Charles, professeur d’allemand retraité
Pol Usieto-Dubois, médecin
Jean Pascal Derumier
Pierre Bonneau, enseignant retraité
Morgane Cournarie, citoyenne
Geneviève Biscarros, enseignante retraitée
Benoît De Cornulier, citoyen
Anne-Lise Valla, retraitée

Posted in Non classé | Comments Off on [Tribune de soutien] Quartier libre des Lentillères : Construire et défendre la Zone d’Ecologies Communale.

PROGRAMME DE LA FÊTE DE PRINTEMPS !!!

Voici le programme final de la fête de Printemps du quartier libre des Lentillères cru 2022.
4 jours de manif/carnaval et de folie : du 26 au 29 mai 2022 !

Après deux ans d’arrêt et de regret de ne pas pouvoir organiser nos 10 ans, nous accueillons artistes, comédien.nes, muscien.nes, intervenant·es, cinéastes, amie·es de lutte à transformer le quartier libre des Lentillères en un terrain de vie, d’amour de rencontres et de fêtes autour d’un idéal politique et culturel non-capitaliste. 

Le programme ci-dessous est sous réserve de modification jusqu’au dernier moment. Il peut y avoir des annulations mais aussi de belles surprises spontanées se présentant à tout moment et espaces sur les 8 hectares des Lentillères. 

Sur place, nous distribuerons un programme papier aux points d’accueil.Des personnes seront aussi présentes pour vous orienter, conseiller et répondre à vos questions pour votre accueil.

Et pour commencer, voilà l’édito, le programme suit en dessous : 

Depuis 2010, le quartier libre des Lentillères s’invente et se construit petit à petit autour d’activités sociales, politiques et culturelles, de maraîchage et de jardinage, d’habitation, d’accueil, d’auto-construction, et de différentes formes d’engagement sur la ville. 

Cette année, c’est enfin le retour de la fête de printemps des Lentillères ! Après 2 annulations de suite, des centaines de personnes vont venir de partout en France et en Europe pour fêter les 12 ans d’existence du quartier.  

Les groupes et les compagnies qui viennent jouer, les collectifs de cantines qui font à manger, les divers coups de main, offrent de leur temps, énergie et joie en soutien au lieu. C’est aussi parce que ce qui se vit et se créé dans ce quartier c’est rare, et ça fait sens politiquement pour tout un tas de gens. Si on peut organiser cette fête, c’est aussi grâce à ça.

Comme ces fêtes de printemps et d’automne folles et déters, plein de choses ne seront jamais récupérables aux lentillères. A l’opposé des inaugurations luxueuses et guindées de la mairie, on ne lâchera pas l’aspect autogéré et anticapitaliste de nos espaces. 

A l’heure où la métropole s’acharne dans ses discours médiatiques à vouloir morceler le quartier et y opérer un tri entre des activités et des personnes qui seraient légitimes et d’autres indésirables, on pense que cette fête et la force collective qu’elle nous apporte, nous aidera à lui montrer que nous sommes nombreux·euses à être attaché.e.s à ce territoire et à s’y impliquer. On restera toujours soudé·es face aux menaces de construction et aux tentatives de récupérations politiques.

Pour démarrer cette fête, le jeudi 26 mai, on s’exporte en centre ville et on prend la rue avec le premier carnaval sauvage des lentillères. Une façon de rappeler aux médisant.e.s que nous aussi on fait partie de cette ville ! Le quartier n’est ni fermé au dialogue ni barricadé ! Depuis le début, ce lieu est parti prenante de la ville, et est sans doute même l’un de ses quartiers les plus ouverts. Des dijonnais.e.s y viennent et s’y investissent pour plein de raisons et d’activités différentes. 

D’ailleurs, on est content.e.s de vous annoncer que les marchés hebdomadaires à prix libre reprennent juste après la fête, le jeudi 2 juin ! 

Pour cet anniversaire, on a vu les choses en grand : chars, concerts en pagaille, djs, cinéma, discussions, spectacles, expositions, visites, boum-frites, cantines gastronomiques vegan et végé et toute une programmation pensée spécialement pour les enfants vous attendent durant 4 jours. 

Que la fête dure et que la lutte continue !

Et maintenant le programme quasi-complet, enjoy 🙂

 °°°JEUDI 26 MAI 2022 °°°
– 10h00 // Snack Friche // Ultime retouche pour le carnaval : préparation de masque et maquillage.
– 14h00 // Rdv devant la nouvelle Charpente des Lentillères  // Départ du carnaval 
– 21h00 // Cour de la Grange rose // C’est Qui Paulette – Chanson festive. 

 °°° VENDREDI 27 MAI 2022  °°°
DANSE // ÉCHAUFFEMENT DE JOURNÉE : 
10h00 // A la cantine en construction // Acti-danse Nuclé’Hair. 

DISCUSSION : 
10h00 // Charpente Grande Maison // Discussion autour et avec la tribune des bâtisseurs·es. Construire encore plus de soutien pour le quartier. 

PROJECTION : 
Toutes les projections ont lieu à la yourte ciné à côté du Foufournil et sont suivis de discussions.

– 11h30 // Projection de nouvelles scènes du film collectif des Lentillères.
– 14h00 // « PAS RES NOS ARRESTA », film collectif, 2017, 64min. Un film sur la lutte de l’Amassada contre l’implantation d’un transformateur électrique de sept hectares dans le Sud-Aveyron.
– 16h00 //  Projections d’une série de court-métrages drôles et rebelles tournés sur des lieux en lutte
– 18h00 //  Re-projection des nouvelles scènes du film collectif des Lentillères.

SPECTACLE TOUT PUBLIC ET POUR LES KIDS : 
17h00 // Snack Friche// Spectacle Moby Dish de la Cie Les Îles Voisines // Théâtre d’objets // A partir de la légendaire histoire de Moby Dick et du capitaine Achab, un marin loufoque nous présente pourquoi c’est stupide de pêcher la baleine  ! ( 30 min)
– 15h00 // Au bateau Pirate // Activité Grimpe d’arbre.

CONCERT : 
A partir de 18h30
// Scène extérieur devant la Grange Rose, dans l’ordre d’apparition : 
– Standard (Rap) – Grenoble
– Volka Panic (polka punk from space) – Dijon
– Oldfish Jazzband (fanfare New-Orleans) – Berlin
– Bal Trad Les P’tits de la chouette (bal trad) – Côte d’Or
– Spiritotem (tarentelle synthétique) – synthétienne

 °°° SAMEDI 28 MAI 2022  °°°
DANSE // ÉCHAUFFEMENT DE JOURNÉE : 
10h00 // A la cantine en construction // Acti-danse Nuclé’Hair. 

TOURNAGE DU FILM COLLECTIF DES LENTILLÈRES : 
– 10h00-13h00 // Amphithéâtre (près du bâteau pirate) // Scène de La Grande Assemblée (ouvert à tou-tes, plutôt adultes)
– 15h00-17h00 // Dalle BMX // Tournage du film collectif des Lentillères : scène des Enfants Sauvages (la jauge est limitée à 20 bambins).

DISCUSSION : 
– 17h00 // Charpente grande maison – présentations, des prochains rendez-vous des Soulèvements de la Terre, et de la coordination des jardins populaires (dans laquelle sont engagées les Lentillères) – https://lessoulevementsdelaterre.org/

SPECTACLE TOUT PUBLIC ET POUR LES KIDS : 
Conseiller de venir s’installer 10 minutes avant => jauge réduite ! 
Tous les spectacles sont à prix libre, des chapeaux tourneront à la fin du spectacle. 
– 11h00 // Snack Friche // « Théâtre d’ombre du vent d’autan » par le collectif l’Amassada (Aveyron). Durée 45 min – Port du masque pour ce spectacle. Prenez soin de vous.
– 16h00 // Espace enfants à côté du bateau pirate // (les Yeux dans) les Yeux, le nez, la bouche // Cie Filalo ! – Théâtre & Danse – pour les 6 mois et +, durée : 30 minutes
– 17h00 // Snack Friche // Le club des chats – Duo punk-rock pour kids ! // Tout public. Durée 40 min.

PROJECTION : 
Toutes les projections ont lieu à la yourte ciné à côté du Foufournil et sont suivis de discussions.
– 11h – 12h30 // « Regarde elle a les yeux grands ouverts », de Yann Le Masson 70min, 1980. Autour de la lutte des femmes de la MLAC pour le droit à l’avortement.
– 14h00 // « Nous les domestiques modernes », 38min, 2020. Auto-portrait collectif de femmes combatives sur leurs droits de travailleuses sans papiers.
– 15h30 // « Le jour où j’ai découvert que Jane Fonda était brune » de Anna Saltzberg, 81min, 2022. A la frontière de l’intime, la réalisatrice découvre les luttes feministes des années 70.

CONCERTS : 
8 concerts, 2 scènes, 2 sonos => du son non-stop dès 18h00 jusqu’à 2h00 du matin
Les groupes sont dans l’ordre de passage : 
– Saint-Hubert (chanson punk pour morveux) – pour tout âge décadent.
– Chapochapo (batterie / electro / fulgurante) – Aquitaine
– Koji (Capricorne emo songs) – Lyon
– Caress (screamo / emoviolence) – Dijon / Genève
– Tachycardie (musique concrète et minimaliste) – Paris
– Claustinto (chanson autotunée pour clubbing émeutier) – Saint-Etienne
– Portron-Portron Lopez (rock en feu et transe libre) – Paris 
– Badbad (Techno noise experimental) – Paris

EN MODE SELECTA / MIX & DJ SET NOCTURNE :
Artmaillé (musiques électroniques dansables) – Genève / Fribourg
Thyssenkrupp (all style messy gabber) – Genève 

 °°° DIMANCHE 29 MAI  °°°
SPECTACLE TOUT PUBLIC ET POUR LES KIDS : 
Tous les spectacles de cette journée ont lieu au Snack Friche
– 14h30 // Comme des papillons –  Performance d’improvisation interactive pour voix, corps, contrebasse pour les enfants de tous les ages. Durée 30min.
– 15h30 // « Théâtre d’ombre du vent d’autan » par le collectif l’Amassada (Aveyron). Durée 45 min. Port du masque pour ce spectacle – prenez soin de vous !
 16h30 // « El viejo Antonio » vient aux Lentillères, avec sa pipe et sa sagesse pour nous conter des récits du Chiapas. Spectacle de marionnette librement inspiré des contes rebelles et philosophiques du sous commandant Marcos, pour faire rêver et réfléchir grand.e.s et petit.e.s.

BOOM FRITES & FAITES DU SLIP : 
Dès 16h30 :  Atelier de confection de slips pour contraception testiculaire. Viens si t’as les couilles ! Si t’en as pas, tu peux venir aussi mais l’idée c’est que ce soit pas toujours les mêmes qui s’en chargent 😉 
+ à partir de 16h, au terrain de bmx : du son, de la danse et des frites !
On fête la fin de la fête, c’est la relâche du dimanche, souvent cramée, fantasque et pleine d’amour.


SPECTACLE DE CLÔTURE DE LA FÊTE : 
20h30 // Cour de la Grange Rose // Spectacle Las Vanitas  (Play Mobile XXL) – Cie Chris Cadillac. Un spectacle sur la fête, les doutes les cauchemars, la puissance et la mort. 

TOUT AU LONG DU WEEK-END : 
– Vendredi & samedi dés 15h00 : Rdv à la Charpente de la Grande Maison pour une visite par ses habitants du quartier. 
– Dès 17h00 au Bateau Pirate : Camion à hot-dog vegan (que vendredi et samedi)
– Dès 22h00 vendredi et samedi : DANSOMATON dans la serre carrée, cour de la Grange rose : venez danser seul.e ou en crew devant la caméra du film collectif pour une scène festive et explosive !
– Radio Pirate à la Vigie sur le terrain de BMX, une programmation actualisée arrivera prochainement.
– Expo photos – Sous la charpente de la maison commune en construction : T’as loupé un épisode depuis l’annonce en novembre 2019 de l’abandon du projet immobilier qui menace les Lentillères ? On te raconte en photos et avec les communiqués des Lentillères issus des assemblées de lutte les 2 années et demi écoulées.

°°° ACCÈS °°°
Par bus : ligne 12 – direction Chicago – arrêt Salengro
ou ligne Corol – arrêt Collège Lentillères
Une fois sur place les différents lieux de la friche sont accessibles par la
rue Philippe Guignard ou la rue Amiral Pierre
Plus d’indications et de signalétique sur place concernant les différents espaces de vie et de fêtes ! 

°°° REPAS °°°
Des repas sont proposés sur place. Pour permettre à tous et toutes de manger, la nourriture est végétarienne ou vegan. Merci aux cantines qui viennent à nombreuses et parfois de très loin !

°°° TARIFS °°°
En journée, un chapeau tournera à la fin des spectacles. Les entrées aux concerts sont à prix libre. L’ensemble des sous permettra de défrayer les artistes et payer les frais de la fête. (tout le monde est bénévole aux Lentillères). Le reste de votre soutien financera les diverses activités sur le quartier (maraichages, réparations de matériel technique, documentations…)

°°° NUIT °°°
Si vous souhaitez rester pour le week end, possibilité de planter une tente sur le camping de la friche.

°°° AUTOGESTION et COLLECTIF °°°
Le lieu repose sur le principe de l’autogestion, tout le monde est bénévole aux Lentillères, et on essaie de coordonner tout ça. Si tes potes sont relous en soirées, ne les ramène pas, ou bien gère les pour que l’ambiance reste chouette !

°°° RANGEMENT °°°
Et s’il te reste encore un peu d’énergie et que tu veux nous soutenir à fond, viens à 11h00 le lundi 30 mai devant la Grange Rose pour nous aider à ranger le quartier schlaguer par 5 jours de teuf’ politique. T’es invité à un chantier de rangement avec en bonus le déj’ du midi, une petite bière d’apéro à la fin de la journée => le meilleur moyen de faire connaissance et de débriefer sur comment t’as kiffé.e ta fête. 

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