Surveillance policière : des caméras découverte aux Tanneries et aux Lentillères.
Appel à rassemblement le 18 février 2023

#StopSurveillance

Nous, usagèr·es de l’espace autogéré des Tanneries et du Quartier Libre des Lentillères, dénonçons la surveillance policière illégale dont nous avons fait l’objet durant plusieurs mois.

Les faits :

Deux dispositifs de vidéosurveillance camouflés dans des boîtiers accrochés au sommet de poteaux électriques ont été découverts au mois d’octobre 2022. Ils pointaient vers des accès aux Tanneries et aux Lentillères et permettaient de filmer les rues, les zones de parking et les entrées piétonnes des lieux d’activités et de résidence. Ces appareils étaient composés d’une caméra à globe orientable et d’une antenne de transmission des données, ils étaient alimentés par le biais du poteau électrique. Passé le premier moment d’incrédulité, des recherches ont permis d’attester une surveillance de longue durée.

Des photos privées et de google street view permettent d’attester la présence de telles caméras depuis au moins 2019, sur des périodes de plusieurs mois.

Après la découverte du dispositif situé au fond de l’impasse des Tanneries, celui situé devant les Lentillères (rue Amiral Pierre) s’est volatilisé sous l’action d’un groupe d’intervention envoyé par les services de renseignement.

Nous sommes choqué·es de nous retrouver dans un mauvais film d’espionnage, mais nous ne sommes pas surpris·es. Alors que la vidéosurveillance se banalise dans l’espace public sous prétexte d’insécurité, le ministère de l’intérieur étend son usage sous une forme camouflée, illégale, ciblée. Si l’un comme l’autre nous révolte, la surveillance discrète et illégale durant plusieurs mois de l’ensemble des allées et venues de plusieurs centaines de personnes, habitant·es, voisin·es, public et usagèr·es est un pas de plus vers un monde où chaque fait et geste est soumis au regard policier.

Dans les lieux que nous faisons vivre, les activités politiques et les oppositions qu’elles font naître dérangent le pouvoir en place. Si nous en sommes conscient·es, rien ne peut justifier pour autant ces pratiques d’espionnage et d’intrusion au cœur de nos organisations politiques et dans l’intimité de nos vies. Être filmé·e à son insu constitue une véritable violence, de même que de savoir ses déplacements du quotidien auscultés, des moments intimes observés, la vie de tous les jours sous le regard de la police.

Et la suite alors ? Des perquisitions pour découvrir une bouteille d’acétone comme preuve irréfutable d’explosifs en cours de préparation ? Une pompe à vélo en guise de matraque ? Nos bibliothèques renversées pour mettre la main sur un livre d’histoire de la révolution zapatiste ?

Tout ceci cadre bien avec le glissement actuel opéré par le gouvernement qui tend à transformer toute opposition à ses politiques en opération criminelle, en association de malfaiteurs, en «éco-terrorisme».

Au cours des dernières années, les tentatives du pouvoir de monter en épingles différentes « affaires » se sont répétées : la plus récente et emblématique est celle de Bure et d’une supposée association de malfaiteurs qui a permis durant des années l’espionnage de militant·es, a produit 16 années d’écoutes cumulées, 85 000 conversations interceptées et 29 personnes et lieux mis sous écoute, pour qu’au final toutes les personnes inculpé·es soient relaxé·es du chef d’inculpation d’association de malfaiteurs.

Nous communiquons pour dénoncer ces pratiques, pour les rendre visibles et pour la défense de libertés sensément acquises, et toujours plus menacées. Nous pensons que c’est aussi l’occasion de rassembler les témoignages des personnes et collectifs ayant fait l’objet de surveillance durant ces dernières années. Contactez nous !

Toute opposition à la marche d’un monde qui fonce droit dans le mur est surveillée. Le but est-il de faire peur ? De briser des solidarités ? De nous décourager ?

Quoiqu’il arrive, nous sommes prêt·es à répondre à toute tentative de criminalisation de nos collectifs, médiatiquement, juridiquement et politiquement.

Nous ne nous laisserons pas intimider !

Nous continuerons à construire et faire vivre d’autres voies vers l’autonomie !

Et puisque notre monde est bien plus beau et plus joyeux que le leur, nous vous invitions à un rassemblement festif et un bal masqué contre l’espionnage de l’État envers ses opposant·es politiques.

Venez masqué·es sur le thème de la lutte contre la surveillance le 18 février 2023 à Dijon !

Contact : stopsurveillance@riseup.net

Tel presse : 07 58 57 02 80

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Surveillance policière : des caméras découverte aux Tanneries et aux Lentillères.
Appel à rassemblement le 18 février 2023

APPEL A UN CORTEGE PRECAIRE POUR LA MANIFESTATION CONTRE LA REFORME DES RETRAITES DU JEUDI 19 JANVIER

Nous sommes heureux et heureuses d’être dans la rue pour défendre dans un même mouvement les conditions de vies des salarié.es et des personnes précaires. Trop souvent les luttes salariales oublient celles et ceux qui s’organisent hors du monde du travail, et trop souvent les luttes autonomes et précaires ont du mal à s’engager pleinement au côté des syndicats.

Pourtant, nous avons vu ces derniers mois à quel point les droits des salarié.es et ceux des précaires sont absolument interdépendants. 
– Quand des salarié.es quittent massivement leurs emplois parce qu’ils et elles refusent les conditions de travail invivables qu’on leur impose, la réponse du gouvernement n’est pas d’améliorer ces conditions mais d’obliger les chômeurs, chômeuses et personnes au RSA à aller travailler en leur supprimant leurs droits sociaux.
– Quand l’ubérisation du travail fait que de plus en plus de travailleur.euses sont précaires, les phénomènes de travail sous-payé et obligeant les personnes à se mettre en statut d’auto-entreprenariat touchent notamment les exilé.e.s et les moins diplomé.es, ce qui revient à renforcer encore les inégalités au sein de notre société. 
– La dernière réforme des retraites a eu pour effet d’augmenter le nombre de soixantenaires au RSA. Le monde du travail étant prompt à jeter aux rebus les personnes en fin de carrière, décaler encore l’âge de la retraite revient aussi potentiellement à les obliger à accepter des jobs de merde. 
-S’autonomiser c’est se battre pour choisir au mieux de quoi nous souhaitons dépendre et de quelle manière. Le salariat et ses conditions en font parties. Nous voulons pouvoir travailler de manière salariée ou non dans des conditions dignes.

Pour lutter contre la précarisation, l’ubérisation, l’aliénation par le travail retrouvons nous dans les rues, pour une année 2023 révolutionnaire ! Rendez-vous le jeudi 19 janvier à 14H Place de la Libération avec un cortège précaire!

Le Quartier Libre des Lentillères et l’Espace Autogéré des Tanneries

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Soutien aux inculpé.e.s des
auto-réductions contre Carrefour

A Dijon, on trouve que la pratique des auto-reductions est légitime face au capitalisme et à l’existence qu’il fait mener à la plus grande partie de la population. On soutient donc toute personne qui subirait une forme de repression suite à ce genre d’action.

GREVE SQUAT AUTO-REDUCS SOUTIEN AUX INCULPES DE CARREFOUR !

Alors voilà l’année dernière, un peu à la même période de l’année, à Paris,
Des gens se disent : il fait froid, la solidarité c’est important
il faut se serrer les coudes dans tous les sens du terme.
On se met coude à coude donc, à plein,
et on rentre dans un endroit où il y a vraiment plein plein de ressources,
des ressources pas très bien partagées – pour le dire gentiment.
On choisit une chaîne internationale française d’hypermarchés qui détruit les circuits courts et les petits commerces existants,
qui ne paye pas plus ses employé.e.s pour autant,
qui prend des marges sur des produits importés de l’étranger,
qui nous bousille le cerveau avec la pub omniprésente qu’elle produit avec ses millions,
qui fait du gaspillage à outrance
numéro 1 de la distribution alimentaire au Brésil, et accusé de faire des affaires avec ceux qui déforestent l’Amazonie…
bon en gros, qui est bien bien bien – dans le genre capitalo-mercantile.
On choisit… Carrefour.
On se dit qu’on est fort.e.s et qu’on va faire une action juste et équitable,
jouer les Robines des bois à notre échelle,
notre toute petite échelle
et redistribuer un peu des produits de première nécessité.
Parce que oui, les temps sont durs,
et qu’à d’autres moments difficiles, par exemple en Italie dans les années 70,
il y a des gen.te.s qui ont déjà trouvé ça super-pertinent-et-juste-et-beau de faire ça à leur échelle à elleux.
Ils et elles ont appelés ça les auto-réductions. « Auto » parce qu’ielles ont pris en main leur propre pouvoir d’agir et « réduction » parce qu’ielles en avaient bien marre de se faire entuber de la moula par les mêmes méga structures.
Alors à Paris, l’an dernier, on se sentait fort.e.s des actions des gen.te.s qui avaient fait ça avant nous, et fort.e.s de notre légitimité de le refaire aujourd’hui pour se serrer les coudes et pour montrer qu’on va pas se laisser entuber toute notre vie, qu’on veut se saisir de notre pouvoir d’action à défaut du pouvoir d’achat qu’on veut pas nous laisser.
Mais là, c’est le couac, la justice décide qu’a notre toute petite échelle, on doit donner 38 000 euros à Carrefour dont le chiffre d’affaire est de 21, 743 milliards d’euros. 21 743 000 000 d’euros.

Là on a vraiment des soucis d’échelle.
Des soucis d’échelle comme ça, ça s’appelle de la répression, et ça charrie au moins autant de soucis d’échelle, que de fond, et de forme.
D’un coup on a tous les soucis.
Alors qu’on avait trouvé une solution pas mal.

Si toi aussi t’es contre les soucis d’échelle et les autres, que t’as envie d’aider à passer à l’échelle supérieure pour mieux se défendre, rejoins l’appel à actions contre Carrefour du 28 novembre au 4 décembre pour les inculpés des autoréductions à Paris. Organise ton auto-réduction à Dijon ou ailleurs, accole ton nom à ce texte, relaie l’un et l’autre, met la misère à l’enseigne Carrefour et son monde. Hésite pas, on serra là, on se serrera les coudes !

Le quartier libre des Lentillères

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Soutien aux inculpé.e.s des
auto-réductions contre Carrefour

Goûter des Morts des Lentillères – Le Mardi 1er novembre

Nous sommes un petit groupe de personnes qui vivent et/ou s’organisent aux Lentillères. L’année dernière, certains d’entre nous se sont réunis pour se souvenir de l’un des habitants des Lentillères qui est décédé ici en 2018. Hamza . Nous avons alors parlé de la volonté d’ouvrir ce moment de commémoration afin que les gens puissent partager son histoire, mais aussi honorer et partager les histoires de  » nos morts « .

« Nos morts ». Ceux qui ont vécu et sont morts aux Lentillères, y ont trainé, ont aimé ce lieu et sont décédés, aux Lentillères ou ailleurs. « Nos morts ». Les morts d’entre nous qui se sentent un lien aux Lentillères (que le lien est plantée profondément ou superficiellement, entretenue régulièrement ou rarement, plantée récemment ou il y a longtemps, elle est légitime).

Car si nous sommes tous confrontés au deuil à un moment donné, nous avons très peu l’occasion de le partager, et dans nos milieux vastes de luttes, il est difficile de trouver une manière de rendre hommage qui nous ressemble, et qui pour nous a un sens. Faisons les nôtres.

Un moment de deuil, de joie, de fierté, de faiblesse, de colère, d’humilité, de silence, de rugissement, peu importe. Un moment pour canaliser toutes ces choses afin que nous puissions les transformer en quelque chose de plus puissant, à travers ce partage. Un souvenir évoqué, un chant, une blague, des pleurs et des cris, des rires, des objets, des photos, du silence, un câlin : parfois il suffit de peu pour créer du soutien et de la joie, ou juste tromper la solitude et la tristesse, et entretenir le souvenir de ceux d’entre nous qui ont dépassé l’horizon. Pas d’attentes. Après tout, nous n’avons jamais fait cela ensemble. Mais croire que nous pouvons créer quelque chose qui pourrait resserrer un peu plus nos liens ensemble.

Nous qui organisent cet événement attendons pas à créer un espace safe, mais, espérons-le, un espace vulnérable, ouvert, responsable et interconnecté.

Déroulement
14h – 17h : Arpentage d’un livre sur le mort, au Snack Friche (plus d’info à venir)
17h – 19h : Goûter des Morts, Espace Biloba, Lentillères (entrée via le bateau pirate; rue Philippe Guignard). Venez vous souvenir de vos morts de la manière dont vous le souhaitez. Écouter des textes qui nous inspirent. Partagez vos propres textes. Déposer des photos, des souvenirs, des lettres, des bougies, des choses à laisser derrière vous… faites vos souhaits, prières, bénédictions, vengeances, offrandes à vos frères, sœurs, adelphes morts. Il y aura un espace pour être avec les autres et des espaces pour être seul. Il y aura un bar avec des boissons non alcoolisées et des snacks. Vous êtes invités à apporter des choses à partager et d’autres boissons selon vos rites et traditions personnelles. L’événement se terminera à 19h par un concert.

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Fête d’automne des Lentillères

Cet automne, on veut encore faire la fête !

Même si parfois, hélas, on passe plus de temps à remettre à leur place des relous qu’à rigoler, même si on est tristes qu’il y ait des agresseurs pour piquer dans nos espaces festifs, et même si on risque de se faire tabasser par des flics haineux en fin de soirée. 

Oui,… c’est vrai qu’on a pas encore bien digéré les frasques des flics lors de la dernière fête de la musique à Dijon : interventions musclées contre 2 sounds-systems, puis plus tard dans la soirée des municipaux épaulés par la nationale en roue libre dans la rue Berbisey (à base de gazages à bout portant, plaquages au sol et au mur, coups de poing, coups de matraques, incursion dans un bar). Des scènes de fin de soirée qui nous laissent à penser que tout ce qui déborde un tant soit peu du cadre lisse et aseptisé que la ville veut nous imposer ne sera désormais plus toléré. Et ça méritait bien ça dites-vous : il était plus de minuit, et on n’était pas encore au lit !! Des faits violents qui confirment que les nombreux cadeaux faits par l’Etat et la mairie à la police ces derniers mois ne font qu’accentuer la mutation des « forces de l’ordre » en milice armée.  

Alors, pour résister à un climat discipliné et maussade, on veut encore créer des espaces pour s’amuser, danser et écouter de la musique un peu fort (avec des boules quiès si on veut). 

Parce qu’on a pas envie d’abandonner l’idée de se sentir fort.es, de s’offrir de la joie, des émotions et de la puissance politique en faisant la fête ensemble ! A l’image de la dernière fête de printemps, inoubliable, fatiguante, carnavalesque et dansante. 

On veut encore voir des inconnu.e.s exécuter des pas de danses endiablés pendant la boum d’après-midi, nos ami.e.s sourire à dents déployées, et des gens avec des instruments nous faire guincher ! On a aussi envie de rencontrer des collectifs inspirants, de se faire croire que l’esprit de compétition c’est parfois ok lors d’un tournoi de punk-pong aussi mémorable que celui de l’an dernier, d’être ensemble devant un film et de manger le pain préparé amoureusement par l’équipe du fournil. 

On vous attend donc, sympas et content.e.s, du 14 au 16 octobre pour fêter les Lentillères et l’automne !

La circulation du Covid est toujours active dans plein de régions du monde, dont la France. Si tu as des symptômes ou un doute, ne viens pas !

PROGRAMME

Vendredi 14 octobre  

Cour de la Grange Rose

– 18h Réunion d’information publique sur les Soulèvements de la Terre et la mobilisation « Pas un bassine de plus » du 29/30 octobre visant à stopper le démarrage du chantier d’une MEGA BASSINE à Sainte Soline dans les Deux Sèvres. Les mega-bassines sont le symbole de l’accaparement de l’eau et de l’entêtement d’un modèle agro-industriel qui nous mène droit dans le mur. Arrêtons les ! 
Plus d’infos ici :
https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/29-30-octobre-pas-une-bassine-de-plus

    – 19h Projection interactive. De nouvelles scènes du film collectif des Lentillères ont été tournées, mais il leur manque des bruitages… On va les enregistrer ensemble et en direct !  

    – 20h Cantine vegan 

    – 21h : Mascarade – Punk Riot grrrl acab – Grenoble 

Samedi 15 octobre  

    – 13h Cantine vegan

– 14h Présentation et discussion avec des habitant.e.s de la Baudrière, squat anarcha-féministe trans, pd, gouines à Montreuil.
Plus d’info sur labaudriere.noblogs.org

Au Snack Friche

– 16h Visite naturaliste baroque 

 Rdv cour de la Grange Rose

    – 17h – 20h  Boum-gaufres (en chaussons ou chaussettes)

Grande charpente

  – 19h Cantine vegan

   – 20h Concerts 

Cour de la Grange Rose

Ikewan – Blues touareg – Dijon

Trotsky Nautique – Variet’ française low-fi – Paris

A travers – Synthétiseur abrasif / batterie possédée – Bruxelles 

Soul of Bear – Techno-queer – Lille

– 1h  Dj set

Nouchine – Tropical-afrobeat – Dijon 

La  Goulue – Rythme frénétiques et enragés – Jura

Dimanche 16 octobre

– 13h Cantine vegan, par le foufournil des Lentillères 

– 14h – 18h Kermesse

Dalle Bmx 

Tournoi de punk-pong,  animé par Ventoline & Rastamirouf 

Jeux 

– 15h30 Visite du quartier

Rdv cour de la Grange Rose

– 16h30 Présentation et discussion avec des habitant.e.s de Bure, lieu de résistance contre l’enfouissement de déchets nucléaires. Qu’est ce qu’il s’y passe en ce moment ? Comment la présence de personne trans ou non-binaire en rupture avec l’hétérosexualité y change le militantisme ? 

Snack friche

– 20h Banquet
La future cantine des Lentillères, en pleine construction – et qui n’attend que vous pour les prochains chantiers, nous prépare un banquet de clôture de la fête d’automne <3

Future cantine (à côté de la dalle Bmx)

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AGRESSIONS PAR PIQÛRE PENDANT LA FÊTE DES LENTILLERES


Triger Warning – Avertissement : Agression par piqûre, ce texte peut
redéclencher un traumatisme


On est triste et en colère d’avoir appris que des personnes avaient été
piquées à la seringue et droguées sans leur consentement, pendant la
Fête de printemps des 10+2 ans du Quartier Libre des Lentillères à
Dijon.

Ces derniers mois, cette pratique prédatrice se multiplie un peu
partout, dans les milieux festifs notamment. De ce qu’on a compris, il
s’agit de personnes qui piquent les gens à leur insu, en leur injectant
-ou non- des produits.  

Si on vous écrit aujourd’hui c’est parce qu’on souhaite affirmer notre
solidarité et notre soutien aux personnes agressées, et continuer de
lutter contre toutes les formes d’oppressions qui traversent notre
société et nos milieux d’organisation.

On se sent totalement démuni.e.s et dégout.é.e.s face à ce phénomène que
nous n’avons pas pu empêcher durant la fête de printemps.

Pourtant une team anti-relou était présente à chaque soirée. Il y a eu
des maraudes, de l’affichage de sensibilisation, des discours entre les
concerts, un numéro de téléphone joignable et des personnes visibles en
cas de problème. Il nous parait essentiel que nos moments collectifs et
festifs puissent être des moments inclusifs et agréables pour tous.te.s.
Ce sujet fera malheureusement maintenant parti des prochaines
organisations de nos soirées.

Pour l’instant, deux personnes ayant été piquées lors de la soirée du
samedi 28 mai sont revenues vers nous en décrivant les symptômes suivant
 :
    – vomissements
    – difficulté à tenir debout, à marcher droit
    – perte ou non de lucidité.  Une personne se sentait très lucide
mais son corps ne répondait plus du tout. (La deuxième personne était aussi
pleinement lucide mais ne savait pas bouger ses membres inférieurs).
    – black out  (perte de mémoire)
    – trace de piqûre

Une des personnes en question à écrit un texte que vous pouvez consulter
ici :
https://rebellyon.info/Temoignage-d-une-injection-de-drogue-s-en-24035

On souhaite dénoncer cette pratique dégueulasse et permettre aux
personnes présentes à la fête de revenir vers nous, de pouvoir avoir des
soins ou de rentrer en contact avec des personnes ayant vécu la même
chose si elles en ressentent le besoin. On est à l’écoute par le biais
du numéro de la team anti-relou (0758148272) ou via le mail
fetelentilleres2022@riseup.net

On tient aussi à préciser que ce texte n’a pas pour but d’incriminer la
drogue, les personnes en possession de drogue, les personnes qui
prennent de(s) la drogue(s), les personnes qui utilisent des seringues,
mais qu’il a pour vocation d’informer, de partager face aux intentions
malveillantes derrière les injections et distributions de drogues non
consenties.

Pour info, certains CHU ont mis en place des protocoles pour ces
situations spécifiques. Il est conseillé de se rendre rapidement à
l’hôpital qui pourra prescrire si besoin un traitement post-exposition
au VIH (dit TPE, à faire dans les 48h), et de faire un dépistage d’IST
(VIH, Hépatites B et C) dans les délais recommandés.
A Dijon, il y a aussi Conscience Nocturne, un collectif de prévention et
de réduction des risques en milieu festif. On peut les contacter en
dehors des fêtes pour avoir des conseils et de l’écoute attentive.

Les fêtes ce sont des moments sociaux riches et intenses, on y vient
pour s’amuser, boire des coups, écouter de la musique, retrouver ses
ami.e.s, rencontrer des gens et milles choses encore ! Nous continuerons
toujours d’avoir une vigilance particulière lors de ces moments et au
delà, mais nous voulons rappeler que venir faire la fête c’est aussi
prendre soin de ses ami.es, des autres, et que le bien-être de tous.tes
est une responsabilité collective.

Face à tout cela, on a envie de se sentir ensemble, de se donner de la
force, de rester soudé.e.s et de pouvoir se laisser emporter sans peur
par la foule. C’est dans ce mode là qu’on espère vous recroiser bientôt
sur une piste de danse ou au milieu d’une flopée de gens, car
aujourd’hui et pour toujours on emmerde très très fort ces piqueu.r.se.s
agresseu.r.se.s qui ne seront jamais les bienvenu.e.s dans nos fêtes et
dans nos vies.

A bientôt dans la foule ou pas,

Le Quartier Libre des Lentillères

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Spectacle COMBADEGO par la compagnie LEGOBOUM lundi 4 juillet à 20h à la Grange Rose

« Nous parlons aux amoureux.euses des mots, des amateur.rices de rap et de littérature. Métisse, notre langue vient à la fois des écrits classiques et des argots contemporains.
Nous parlons à celleux qui labourent volontiers leur terre intérieure, avec des
questions sur la condition humaine. À celleux qui partagent le plaisir
d’ouvrir une brèche sensible dans les jungles urbaines. »

Le spectacle est tout public à partir de 7 ans.

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JARDINER EN VILLE C’EST AUSSI RÉSISTER.

Samedi 11 Juin à 20h, Snack Friche au Quartier Libre des Lentillères.

Soirée discussion autour du livre Sous les pavés la terre. Agricultures urbaines et résistances à la métropole, en présence de son autrice Flamninia Paddeu.

4eme de couverture:


« L’agriculture urbaine va-t-elle transformer les métropoles ? En essor depuis le début du XXIe siècle, cette pratique connaît un regain d’intérêt qui s’inscrit dans la prise de conscience des ravages de l’agriculture conventionnelle et de l’urbanisation. D’autant que la pandémie de Covid-19 a questionné le mode de vie citadin, fondé sur l’inégalité sociale d’accès à la nature, l’artificialisation des sols et une dépendance considérable aux importations agricoles.


Dans les friches des quartiers populaires, les jardins partagés des centres-villes et les potagers en lutte, l’agriculture urbaine permet ainsi de produire, de résister et d’habiter autrement.

Issu d’une enquête au long cours dans le Grand Paris, à New York et à Détroit, ce livre porte sur les efforts collectifs d’associations et d’individus pour reprendre et cultiver la terre dans les métropoles. Au fil des récits recueillis et des parcelles arpentées, il restitue la pluralité des espaces et des pratiques socio-écologiques, et rend compte des alliances et des conflits qui se nouent autour du retour de l’agriculture dans les ruines du capitalisme urbain. »

Flaminia Paddeu, géographe, est maîtresse de conférences à l’université Sorbonne Paris Nord et chercheuse au laboratoire Pléïade. Ses recherches portent sur les enjeux socio-spatiaux et écologiques de l’agriculture urbaine, du glanage et de la cueillette dans les métropoles en France et aux États-Unis. Elle est membre fondatrice et directrice du comité scientifique de la revue Urbanités.

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Récit d’un carnaval haut en couleurs ! Que la fête continue !

Cet après-midi du jeudi 26 mai 2022, dans les rues de Dijon, le premier carnaval du Quartier Libre des Lentillères a déambulé de 14h à 18h. Un carnaval haut en couleurs, que les habitant.e.s du centre ville n’auront pas eu la chance d’admirer vu l’important dispositif policier déployé par les pouvoirs en place. Une compagnie de CRS ainsi que la brigade d’intervention et la BAC ont systématiquement bloqué les accès au centre ville : la municipalité est-elle si fébrile de voir s’exprimer dans les rues de Dijon toute forme de contestation, aussi festive et joyeuse soit-elle ?

Certains murs de la ville se sont ornés de tags et de collages au passage du cortège, et les habitant.e.s ont pu admirer de leurs fenêtres un florilège de costumes tous plus incroyables les uns que les autres. Renards par dizaines, oiseaux, dinosaures, kangourous, hérissons, poulpes, brebis et des dizaines d’animaux non identifiés entouraient une dizaine de chars – grenouille du jardin des Vaîtes, arbre du quartier, char bidon sur lequel jouaient des groupes, DJ mammouth, tracteurs et rosalies. Plusieurs groupes de musiques qui se succédaient, jusqu’au groupe de musique créole qui attendait le carnaval place Wilson, pour le raccompagner jusqu’au quartier libre des Lentillères.

Parmi les 600 personnes qui ont défilé cet après-midi, on trouvait bien sûr les dijonnais.e.s qui soutiennent l’occupation des Lentillères, et défendent la préservation des terres agricoles comme la prise en charge autonome du quartier qui s’y est déployée en 12 ans de lutte. Mais de nombreux soutiens sont également venus d’ailleurs, où des luttes similaires s’implantent comme aux Vaîtes à Besançon ou à la ZAD de la Chartreuse à Liège. Tous ces lieux revendiquent plus de gestion des espaces par les personnes impliquées et concernées, et ce, contre les décisions des bétonneurs déconnectées des enjeux des habitant.e.s des territoires qu’ils aménagent. Ces luttes ont pu s’exprimer durant le carnaval, place Wilson, pour partager avec les dijonnais.e.s, leurs combats et leurs victoires.

Des personnes impliquées dans la lutte du Quartier des Lentillères ont également pris la parole. Car défiler ensemble cet après-midi, c’était aussi exprimer publiquement un soutien inconditionnel et durable à l’entièreté de ce que sont les Lentillères, face aux menaces récentes de la Mairie d’urbaniser une partie du quartier et de délégitimer l’assemblée qui prend soin de cet espace depuis maintenant plus de 10 ans. Tout en essayant de se réapproprier la question de la préservation des terres, bien sûr.

Alors que l’après-midi s’était déroulée dans une ambiance joyeuse et festive, la police a tout de même tenu à gazer le cortège aux abords de la place Salengro alors qu’il tentait de rejoindre les Lentillères et l’avait clairement fait comprendre. Cafouillage dans les ordres émanant du commandement des forces de l’ordre ou pure provocation ?

Quoi qu’il en soit, que vive le quartier libre des Lentillères ainsi que toutes ses luttes sœurs, amies et à venir. Et que l’occupation dure encore les 10 prochaines années, dans la joie à l’image de ce WE de fête auquel vous êtes chaleureusement convié.e.s jusqu’à dimanche !

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26/05 – Carnaval Sauvage des Lentillères

Salut, hého !

Le 26 mai le Quartier libre des Lentillères ouvre la fête de ses 10+2 ans par un petit tour au centre- ville de Dijon avec son premier carnaval sauvage! L’ombre de la métropolisation plane toujours, il est temps de réveiller les esprits malins et balayer les couleuvres mercantile de l’attractivité urbaine.
Renard.es et hérisson.es, crapaud accoucheur, mammouth mélomane, arbre ambulant, et bien d’autres créatures improbables vont animer comme jamais le centre ville de Dijon et jeter le mauvais sort au sinistre félon qui bétonne à tour de bras le peu de terre et de sauvage qu’il reste en ville. Trublion.nes d’ici et d’ailleurs, rejoignez l’indomptable cortège affublé.es de vos plus beaux costumes!

Madame carnaval


Infos pratiques > le jour même, ateliers maquillage et couture à partir de 10 h au Snack Friche pour préparer vos déguisements en dernière minute.

> Rendez-vous à 14 h devant la Charpente des Lentillères pour le départ du cortège.

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